Nos âmes siamoises mille fois souillées,
Boitent la chamade sans un rabais
J'ai rêvé d'un mauve saule pleureur
Sous lequel nos âmes s'éveillaient sans peur
Sur une balançoire de violettes en sueur
Nos peaux à l'alarme du bonheur

Amour carmin, je me languis
Je t'ai cherché dans des plaines à perte de vue
J'ai couru dans des champs de fleurs carmiques
J'ai cru te trouver à travers les visages d'inconnus
Que j'ai aimés, que j'ai cru adorer, que j'ai perdu d'vue,

Je t'ai longtemps cherché, sans te reconnaître
Puis à "Colamaya", j'ai senti ta bouche, ton nez,
J'ai vu ta cara dans mes bras, j'ai vu ta peau
Sous la mienne,
J'ai tenu ton cou mouillé, je m'y suis accrochée,
Comme si tu m'apprenais à nager.

Jette ta honte, ta peur millénaire
Crache ce serpent d'eau, boa de mer
Clame ton amour comme un chant berbère
A travers les ciels, les montagnes, les univers
Qui nous séparent, nous désespèrent,

Je t'ai longtemps cherché, sans te reconnaître
Puis à "Colamaya", j'ai senti ta bouche, ton nez,
J'ai vu ta cara dans mes bras, j'ai vu ta peau
Sous la mienne,
J'ai tenu ton cou mouillé, je m'y suis accrochée,
Comme si tu m'apprenais à nager.

J'ai mis le doigt dans ton fraiseur,
J'ai mis le doigt sur l'bas qui blesse,
Mes mots sont comme des torpilleurs
Mais ma boulimie de toi ne cesse...

Je t'ai longtemps cherché, sans te reconnaître
Puis à Colin-Maillard, j'ai senti ta bouche, ton nez,
J'ai vu ta cara dans mes bras, j'ai vu ta peau
Sous la mienne,
J'ai tenu ton cou mouillé, je m'y suis accrochée,
Comme si tu m'apprenais à nager.

Orly Chap orly_chap