Le dimanche, lendemain du bricolage du samedi décrit ici, ça s'annonçait plutôt bien, on avait tout le matériel, on avait pris le coup de main, on savait à quoi s'attendre...
Mais ça, c'était sans compter que que Lom avait déjà eu sa dose de bricolage pour la décennie à venir et que dans cette pièce là, je n'avais pas arraché la dernière couche de papier peint collée par les anciens proprios (comme le papier était vivable)...
Donc on a commencé par essayer d'arracher le papier de dessus, qui ne se décollait pas facilement comme l'autre (j'en étais venue à bout pour la pièce en moins de deux, et là, en voyant Lom s'agacer, je me suis remerciée d'étre une fille avec des ongles)...

Voilà donc comment ça a commencé:

Chambre 2
Dimanche, lendemain du Samedi,

14h00:
Bon ben allez faut arracher le premier papier...

14h03:
J'ai arraché plusieurs lés et Lom se galère, il s'arrête et se met à me regarder faire..
Hé mais j'y arrive pas moi...
Ben tu te mets à la jointure entre deux lés et puis tu grattes et après tu tires en dirigeant bien pour que ça arraches le plus possible.
Et là je fais trop ma frimeuse en lui faisant une super démonstration de mes paroles.
C'est trop marrant on dirait que tu diriges un cerf-volant.

14h05:
Bon, il râle, il n'y arrive toujours pas... 

14h06:
Assez frimé, je ne vais pas non plus faire tout le boulot toute seule...
Va chercher un couteau pour t'aider à décoller au début.

14h11:
C'est un couteau magique, il ne s'arrête plus de décoller, et moi je me retrouve en galère...
Mééééééééééééhhh... j'y arrive plus....

14h33:
Allez on y va.
Lom à la décolleuse, moi au vaporisateur, les deux munis de gratte-grattes, chacun dans son coin, c'est parti...

14h46:
Alors voilà comme ça se présente:
on a la couche supérieure du papier qu'on vient d'arracher, ok.
Quand on détrempe la partie de ce papier qui est restée collée au mur, on voit apparaître... Le papier qu'on vient d'arracher...
Non mais attends, ils ont collé deux épaisseurs là!!! Ils ont du loupé un raccord...

15h02:
Ben euh tout le mur est comme ça ou quoi le truc de malade ils ont doublé le papier!!!

15h03:
Bon c'est mieux que ce soit toi qui le fasses ce mur, comme tu as la machine hein...

15h28:
Je peux ouvrir la fenêtre?
(Je demande gentiment, parce que Lom a attrapé un coup de froid la veille, à cause du contraste chaud-froid qu'il me dit. Petite nature... Moi tout va bien merci.)

15h39:
Observons les strates:
Donc une première épaisseur colorée arrachée du premier papier 1,
la seconde vient en la mouillant 2,
après on a la même chose, donc deux nouvelles couches 3 et 4,
puis la première épaisseur d'un papier à rayures écru et beige 5, qui est peint en jaune tout le long des plinthes et encadrements (ils sont blanc cassé actuellement, ça doit vouloir dire qu'un jour il y a eu une couche de papier par dessus celui-ci, assorti à des bordures jaune moutarde, qui a du être arraché avant la double couche du dernier posé... ouf on a échappé à deux couches en plus),
puis la deuxième couche de ce papier 6,
et là, alors qu'on s'attend à découvrir des frises paléolithiques, ben non, que nenni, point de graffitis préhistoriques, juste le mur, avec de l'enduit qui a bien envie de s'arracher de là lui aussi...

16h31:
Pourquoi on a invité personne ce week-end???

18h31:
Allez j'ai fini.
Je regarde autour de nous, il reste un mur et demi, et deux lés sur mon mur.
Non, on n'a pas fini là.
Oui mais moi j'ai fini.
Non, t'as pas fini, tu veux arrêter.
Oui, j'arrête.
Je continue à gratter.
Pas toi?
Ben non, c'est pas fini, j'arrête pas.
Passes moi la machine.
Tu pourrais m'aider à ranger un peu au moins (pas comme hier). Les bouts de papier tout ça là. Hier je me suis trop galérée ça colle par terre c'est horrible (hors de question que je le refasse toute seule)
.
Oui.
Il descend.

18h33:
J'éteinds la machine, c'est la m*****, je préfère mon pschitt-pschitt.

18h34:
J'entends le canapé grincer.

18h38:
Aucun mouvement en bas.

18h39:
Lom?
Oui.
Tu fais quoi?
Rien.
Rien?
Oui rien.
Ben tu pourrais venir ranger.
Ben oui après.
Après quoi?!?!!!
Ben t'as pas fini.
Tu peux commencer là tu sais.

18h40:
Et puis je vais p'têt pas rester à décoller toute seule toute la nuit hein.
Lom monte.
Tu te sens seule.
Ben oui.

18h41:
Lom jauge la pièce, je l'entends ressortir et verser de l'eau dans le lavabo.
Eh tu verses quoi là???
Pas l'eau de ma bassine???
Euh si.
Mon eau! pour remplir mon vaporisateur!
Je t'ai demandé de m'aider à rammasser les papiers, vider une bassine ça ça va j'aurai pu m'en sortir (sans parler d'où la vider, mais ça c'est une autre histoire, qu'à un moment comme celui-là j'ai préféré taire... sous peine de le voir déserter définitivement...)

03
J'ai décollé sur le mur de droite, de droite à gauche,
on observe bien un passage tendu entre 18h31 et 18h46...
(le carton est attaqué)

19h21:
J'ai fini mon mur, il reste un mur et demi. J'en ai marre.

19h42:
On a rangé la pièce, aurevoir la décolleuse elle repart demain matin.

19h43:
J'ai le temps de prendre une douche pendant que tu fais à manger?


Mardi:
Je suis en repos, je me tape le grand mur...

Mercredi après-midi:
Lom finit de bonne heure, moi aussi.
Il se met en tenue de combat. Il m'attend.
Non mais eh, non merci, je te laisse faire, qui a fait le grand mur toute seule hier?!?
Lom prend son rôle de martyr très à coeur, une fois qu'il a fini, il range le matériel, ramasse les bouts de papiers au sol, et lave par terre.
Il comprend vite.

Il va prendre une douche. Allez, ce soir c'est moi qui fais à manger.